Faut s’y faire : c’est l’hiver!
Il pleut et c’est le bourbier, mais ça pourrait être pire. Il n’y pas d’inondation et les températures sont plutôt clémentes. Entre dérapage et pataugeage, on s’organise en fonction des alternances climatiques. Quand il pleut, on réfléchit à l’aménagement des semis et pendant les accalmies : on s’y atèle.
En hiver, il pleut sévère…
Avec toutes ces précipitations, l’eau court comme un ruisseau, que jamais, jamais on ne pourra rattraper… Et même si le cours d’eau n’est pas en crue, les champs détrempés au alentour dévoilent déjà leurs ravines qui y déversent cailloux et sable.
Avec le retour au calme, 2 jours plus tard, on notera que notre petit barrage de boue est toujours debout.
Ces précipitations nous donne l’occasion de vérifier que les aménagements des ruissellements sont toujours opérationnels. L’espace aquatique est remplit au 2/3. Et sans surprise, le trop-plein de la cuve déborde. Cette fois, on décide de la vider intégralement (après avoir ajouté 60ml de peroxyde).
En hiver, on est à découvert!
On continue d’utiliser les branches de la dernière taille pour fabriquer des barrières à claire-voie. L’objectif est de protéger (des chevreuils) les pommiers palissés du tunnel des grimpants (en attendant qu’une mini haie avec des rosiers s’y développe).
On est bien conscient que ces palissades n’ont de dissuasif que l’intention. Mais ça peut être suffisant. On a déjà constaté l’efficience de la fragilité, comme à la zone ti-fruits qui est d’apparence cloisonnée mais pas réellement clôturée.
Il nous reste encore une barrière à construire mais le bois commence à manquer. Aussi, on éclaircit les touffes de pionniers à l’espace aquatique. On supprime également les rejets des trognes.
Mais déjà, il faut attendre l’éclaircie prochaine pour s’y remettre, sauf si….
En hiver, on projette des semis visionnaires
Cette année, deux endroits seront privilégiés pour les semis : le potager (dans les serres et les châssis) et la zone prairie (pour des semis en pleine terre notamment de fleurs et de plantes type engrais verts).
Dernièrement, on a préparé la terre du potager, mais avant de planter nos alliums en février (eh oui, on est pas en avance), on doit encore l’aménager. Il faut prévoir des structures pour les grimpants avant toute implantation. Les supports se construisent selon la quantité et la forme des branches à notre disposition. Aussi, il nous a fallu plusieurs jours pour les installer (le temps de tailler des arbres entre deux averses).
On espère que ces constructions éphémères tiendront l’année. Et si ils prouvent leur utilité, on améliorera le système.
On nettoie également les carrés des physalis et des capucines. On prévoit de poser un grillage autour des dernières pour les faire grimper.
Tiens! Une accalmie.. Allez, on file en zone prairie pour ouvrir un nouveau chantier : travailler la terre (un minimum) pour pouvoir semer. Et c’est plus pratique quand il ne pleut pas. Curieusement, la terre n’est pas aussi lourde et boueuse qu’on l’aurait cru… D’ailleurs bien que la terre semble très compacte ou lézardée, il y a une bonne quantité de vers de terre.
Rappelons qu’à cet endroit, le terrain est profondément accidenté (par les taupes et des fissures). Bien sûr, un petit labour aurait été profitable et on y pense depuis 4 mois, mais…
Le temps a passé. Il est trop tard pour envisager de retourner le sol en profondeur.
Donc, on décide de préparer la terre sur des petites zones en bêchant et en retirant les racines à la main (surtout du chiendent). Dans ces moments de solitude, on repense au motoculteur mais…
Ce travail laborieux nous permettra de concentrer nos semis par endroit et ainsi, de mieux les surveiller. Bien sûr, on pense encore au rotovator, mais…
On serait passé à côté d’une observation en immersion. Du reste, cette terre a-t’elle déjà été touchée par des mains?
Des plates-bandes et des cercles de culture apparaissent sans réelle cohérence sauf celle d’être situés aux emplacements les plus chaotiques. Peut-être qu’une fois terminé et vu du ciel, on y trouvera une connexité…
On dessine finalement 24 emplacements plus ou moins grands (ou petits, ça dépend d’où on se place!) sur une vingtaine d’heure (en quatre jours discontinus pour cause de pluie).
En parallèle, on profite des jours maussades pour étudier les graines dernièrement commandées.
Auprès de Graines de folie : Lin Bleu, Sarrasin blé noir, Roquette rusabi, Pavot de californie, Pavot plume rouge, Cosmos sensation, Cosmos bright Lights, Bourrache blanche, Aneth officinale, Trèfle Incarnat, Laitue Iceberg great Lake, Pois chiche géant d’Altamura, Nigelle de Damas, Cumin Noir, Fenugrec
Auprès de Magic garden seeds : Moutarde noire (Brassica nigra), Phacélie à feuilles de tanaisie (Phacelia tanacetifolia), Coreopsis Tinctoria, Camomille des teinturiers (Anthemis tinctoria), Maceron potager (Smyrnium olusatrum), Gesse tubéreuse (Lathyrus tuberosus), Gesse commune (Lathyrus sativus), Angélique officinale (Angelica archangelica), Reine-des-prés (Filipendula ulmaria), Quinoa (Chenopodium quinoa), Ficoïde glaciale (Mesembryanthemum crystallinum), Cumin (Cuminum cyminum).
Auprès de La Bonne graine : Capucines tubéreuses oranges, Gesse commune, Moutarde red giant.
En hiver, y’a aussi des faits divers!
Du côté de la myciculture, on retire encore des pleurotes qui végètent de nos troncs, alors que des shiitakés continuent d’apparaître. Décidément, ça ne s’arrête plus!
On en profite pour poser un filet de cuivre maintenu par une bande de cuivre pour tester une protection anti-limace. L’avenir nous dira….
Il est encore difficile de mesurer l’impact du grand gel, mais déjà on sait que sous les serres :
la paederia lanuginosa, le poivron, la patate douce, les pommes de terre et les artichauts ont pris cher.
On terminera sur un note légère avec des cadeaux et des surprises. On a reçu une brouette (Merci Gilles!), des boutures d’Orpin de Forster (Merci Philippe!) et deux chaises vertes (Merci Raphaël!).









































