C’est pas facile de rester debout dans la boue

C’est pas facile de rester debout dans la boue

Puisque le terrain est impraticable, les grands chantiers sont mis de côté. On aimerait bien, à l’image de ce chaton de noisetiers, disséminer quelques ensemencements. Les températures le permettrait; mais semer dans cette boue, c’est mission impossible.
Qu’à cela ne tienne, on profite des quelques heures ensoleillées pour continuer nos préparatifs et des innombrables heures de pluies pour étudier.

C’est pas comme ça qu’il faut faire!

Comme on le mentionnait dans le dernier article, on prépare des espaces pour les semis et les plantations. Certes, il aurait préférable d’entamer le processus en automne pour permettre au sol d’assimiler ce changement. Mais… qui ne tente rien n’a rien!
Aussi, après avoir aéré la terre et éliminé les mauvaises herbes, on va niveler le terrain tout en fertilisant le sol. Selon les emplacements, on ajoutera de la cendre, du sable et/ou du fertilisant organique (quantités variables) à de la terre végétale et du terreau.

L’objectif est de trouver les amendements appropriés aux cultures et au sol pour sa structuration. On reviendra certainement sur le sujet… en attendant, on mentionnera la vidéo de Xavier Mathias, ci-contre, « Terreau, compost, amendement ou engrais : Arrêtons de tout mélanger ».

C’est pas le moment…

En plus, on a choisit un jour de nœud lunaire pour planter l’ail. Pas d’chance, on s’en est rendu compte après coup! Pour autant, le temps était particulièrement doux et ils étouffaient dans les pots. Alors, on verra bien. D’ailleurs, l’avenir nous dira aussi leur identité (ail rocambole, tulbaghia violacea ?).

Avec le retour des éclaircies (rares mais quand même présentes), on fait de petites tailles d’entretien (rejets et branches abîmées) de la haie Jean-Luc et du chemin vers le labyrinthe. On en profite pour faire des boutures d’olivier et de saule osier.

C’est pas si simple, sinon ça se saurait!

Comme on a décidé de se lancer plus sérieusement dans les semis, il faut étoffer nos connaissances! Heureusement, il existe une pléiade de personnes qui partage leurs informations et expériences. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, on tient à mentionner que ces petites graines nous fascinent. Cette capacité à attendre le moment adéquat, toute cette énergie potentielle, c’est magique voire surréel.
D’ailleurs, on conseille un article sur la levée de dormance de pensez sauvage (en lien), dont on citera la conclusion : « c’est bien plus qu’un simple déclencheur environnemental : c’est un véritable dialogue entre la graine et son écosystème, où se mêlent biochimie fine, écologie pragmatique et adaptation évolutive. »

En gros, pour que les graines (en quiescence ou en dormance) se lèvent et germent, il faut certaines conditions telles que le froid, le suc digestif, l’usure (qu’on imitera par stratification ou scarification), la chaleur, l’eau, l’oxygène et/ou la lumière (trempage, tapis chauffant)…

Ceci étant, après avoir glané quelques informations sur nos graines, on commence les stratifications des angéliques et reines des près au frigo.

C’est pas l’bout du monde

On arrive à terminer quelques travaux en cours comme la dernière barrière, qu’il faudra compléter mais qui sépare déjà l’espace.
On a aussi construit une petite serre pour les semis. On attend plus que les accalmies et un tapis chauffant pour tester.

D’ici là, on soigne « les détails ». Les pieds sont entourés de cuivre (filet et bande – anti-limace) et l’intérieur est « isolé » avec du carton, un vieux pare-soleil et du sable. Même qu’on a trouvé un bout de plastique pour notre vitre.

Et finalement, on décide de « nettoyer » les rondins de mycélium envahis par des champignons non souhaités. On gratte ce qui semble être des tramètes et coniophores. Et on récolte encore quelques shiitakés.

C’est pas tous les jours dimanche

Avant de terminer cet article sur un épisode fâcheux, une petite pause s’impose. On admire la lathrée clandestine et l’euphorbe avant floraison. Et on s’attarde également sur la pézize écarlate (?). Avec la pézize veinée, elles indiqueraient les stations à morilles. Comme quoi, on en apprend tous les jours!

Sans transition, on a retrouvé dans un vieux nid, sous le tunnel des grimpants, la fourrure retournée et en boule d’un animal. C’est trop bizarre…

Pouahh! Pour contrecarrer, on lance une bonne nouvelle (malheureusement la dernière) : on a récupéré un vieux lit, livré à domicile en plus (merci Raph!).

C’est pas bientôt fini!

Finalement on s’en tirait plutôt pas mal avec toute cette eau et toute cette boue… Et puis Nils est passé, laissant quelques souvenirs en chemin. Bien qu’en vrai, c’est pas si pire…
Le cours d’eau n’est pas en crue, juste vénère. D’ailleurs un nouveau barrage s’est crée en contre-bas.
Des arbres sont tombés : un seul sur le terrain côté haie mitoyenne, et beaucoup de branches dans les bois.

Des tôles se sont envolées et les minis-serres sont encore fragilisées. La zone Ti’Fruits s’est écroulée en partie et l’une des portes s’est étalée au sol.

Le pire, c’est au tunnel des grimpants. Toute la structure s’est affaissée. Il est peu probable qu’on puisse la rafistoler facilement. Ce qui annonce un futur chantier (encore!). Et pour finir, beaucoup de « tuteur-tipi » ont plié, surtout en zone prairie avec les dernières plantations du « verger abandonné ».

Vu les dégâts alentour, on est plutôt bien logé. De nombreux arbres ont été déraciné sous l’effet conjoint de la pluie et des fortes bourrasques (selon Météo France, le vent moyen a atteint 105km/h sur le département). La terre est tellement gorgée (on cumulait déjà 1 mois de pluie sur une semaine) que les champs deviennent au mieux des rizières, au pire des lacs.
Notons que les effets de ces conditions peuvent être à retardement. Beaucoup de nos arbres récemment plantés ont littéralement les pieds dans l’eau et le vent les tord plus qu’il n’assèche la terre. Allez! On ne lâche rien et on se projette un printemps scandaleusement fleurit!!!