Plus que dix minutes à perdre…

Plus que dix minutes à perdre…

… avant que la durée du jour augmente. Ça paraît anodin, mais pour nous la durée d’ensoleillement est tout aussi importante que la météo. D’ailleurs, on serait favorable au retour de l’heure solaire (naturellement synchronisé à notre rythme circadien).
Faut dire qu’à la Piboulade, les journées passent vite. Le soleil émerge des collines accolées en milieu de matinée pour s’y replonger une quinzaine de minutes avant son vrai coucher. Nous privant ainsi de 2 à 3h de rayonnement effectif.

La minute de vérité

Suite à notre session spéciale de plantations inattendues, on a fait la dernière séance de déplantation du « verger abandonné ». C’était encore laborieux. On n’arrêtait plus de découvrir de nouveaux sujets (totalement aplatis au sol sous une épaisse couche de végétation).

Finalement, on en récupère une cinquantaine. Après un petit travail de taille, on regroupe les arbres greffés, les « on ne sait pas » et les rejets ensemble (se référer au dernier article).
Cette répartition est nécessaire car cette fois, il faut gérer les plantations en fonction des emplacements disponibles (pour prioriser les arbres greffés).

On plante 34 sujets en zone prairie nord (21 complètent une moitié du cercle clairière et 13 terminent le contour Est) dont 17 sont des greffés et 17 des « on ne sait pas ».

Puis on plante 19 rejets en zone prairie sud. On n’est pas convaincu par ces emplacements, trop peu exposés au soleil, mais ils complètent le chemin de sortie vers les bois (pour le passage des animaux).
Nos doutes se sont dissipés au moment de prendre nos « photos compte-rendus ». Car à cet instant on voit « l’habitué du coin »; le chat sauvage (disparu de nos yeux depuis quelques mois) parcourir nonchalamment ce nouveau chemin. Comme si la pose des ces premières pattes officialisait le passage…

Mentionnons qu’on a également mis en pot 5 rejets et 4 greffés, et réalisé 22 pots boutures. Il est peu probable que les bouturages réussissent mais on voulait quand même le tenter! De fait, la Pépibouturière qu’on avait réussit à vider, est désormais full.
On a aussi récupéré un sureau (planté en zone prairie sud) et du fenouil (planté en zone sauvage). Pour ce dernier, on ne sait pas si il s’agit d’une variété spéciale ou si les bulbes se sont développés sur la tige (avec une furieuse envie de vivre) parce qu’elle était écrasée au sol (?).

Pour résumer cet épisode plantation : on a planté 107 sujets dont 38 sont identifiés comme greffés (ça en fait des trous!).

D’une minute à l’autre

Voilà un bon mois qu’on pense sérieusement à pailler les dernières plantations (avec les feuilles tombées en forêt). Même si on n’est pas aux pièces, on est à la minute!
C’est qu’il nous a fallu quand même 3 heures pour tout dispatcher.

En toile de fond, on continue de « nettoyer » la forêt et on déblaye un arbre tombé. C’est du gagnant-gagnant-gagnant car ça nous permet de libérer l’accès, d’utiliser le bois pour les protections des dernières plantations et d’ouvrir une nouvelle place dédiée à notre myciculture (déménagement à venir). Sur la photo, on ne voit pas bien, mais on a guidé les noisetiers pour former un dôme autour du lieu.

Et pendant c’temps là, des pleurotes et shiitakés continuent de pousser. Certes, en version et surtout en quantité réduite…

Minute papillon!

On avait bien envie d’écrire un article court (pour une fois) en laissant les autres chantiers en cours, en cours… Pour autant, on ne fera pas l’impasse sur l’ordinaire qui révèle le singulier.
Déjà on imagine, avec ces quelques framboises de fin d’année, qu’on arrivera un jour à la faire, cette sacrée confiture de framboise! Peut-être même qu’elle saucera les artichauts (qui semblent enfin s’épanouir durablement).

Et truc de fou, dans l’une de nos petites serres :

les patates douces (emballées à demi à l’étouffé) survivent gracieusement (bien qu’elles pâlissent) tandis que le premier piment de la Piboulade fait son apparition!!!

Comme quoi, même si il fait humide et plutôt frais, ça pousse tout en couleur. Un poirier, juste magnifique, fait danser ses dernières feuilles et les calendulas s’épanouissent (enfin) avec un éclat digne de saluer notre patience.

Enfin, pour clore cet article, on nous a donné un évier en aluminium (Merci Mika!). On se voit bien l’utiliser dans nos futurs ateliers transfo de pommes. Disons qu’avec tout ce qu’on a planté, un jour, il faudra t’être faire des compotes de pomme, des chips de pomme, des pommes séchées, du sirop de Liège, des jus de pomme, du cidre, du vinaigre de cidre, du Marc de pomme,…