To burn or not to burn?
Est-ce de l’usure face cet oppressant soleil ou l’automne qui pointe le bout de nez? En tout cas les feuilles jaunissent de plus en plus et tombent totalement desséchées. D’ailleurs, nous aussi, on se flétrit… Le corps semble moissonné et les nerfs, à fleur de peau. Faut dire que sur une quinzaine de jour, il n’y a eu qu’une seule une journée pluvieuse et venteuse (qui a provoqué plus de dégâts que d’eau).
Puis, ENFIN, la canicule est en déclin. Comme pour confirmer sa réputation, l’après 15 août annonce la fin des grosses chaleurs. D’ailleurs ne dit-on pas : À la mi-août, l’hiver se noue (punaise! déjà?!)…
D’abord le burn-in
C’est harassant! Avec la maigre journée de pluie venteuse, les arbres tombent comme des feuilles. Heureusement, ils ne font que quelques mètres… Parmi les dégâts, notons aussi quelques plastiques déchirés.
Ben sinon, l’extrême canicule nous plombe un peu. Impossible de continuer le chantier « mise en état de l’espace aquatique ». Mais on avance tout de même sur le rocket oven en lui fabriquant un chapeau/grille (à tester sur du long-terme).
À la base, on fait un cadre en bois piqué de clou. On l’englobe de torchis et on façonne des piquets de sardine en guise de grille.
Puis le burn-out…
Devant l’indicible, on se questionne. Nos arrosages, ou plutôt irrorations, semblent inefficaces face à la sécheresse. Faut-il continuer ou laisser mourir?
Nan! Tant qu’il reste de l’eau, il y a de l’espoir qui fait vivre… Alors on passe à l’offensive. On fait la danse de la pluie…. mais surtout, on attend le soir (2 sessions sur 15 jours) pour arroser autant qu’on peut (avec un maximum de contenant et la cuve)
Burn to be alive?
Malgré notre empathie pour la végétation, impossible de rester en plein cagnard. On se terre donc dans les bois. Bien qu’en période de sécheresse, le cours d’eau ruisselle tranquillement. Et c’est plutôt la classe! D’ailleurs, on s’est toujours interrogé sur son débit d’étiage…. Alors allons-y! Étudier l’eau en période de siccité, c’est du luxe.
Pour ce faire, il faut trouver un point de captage qui ne dénature pas le site et un système facile à désinstaller mais à l’épreuve d’une petite crue (pour le laisser quelques semaines).
Bingo! Une bâche à demi enterrée sur un banc alluvial (souvenir de la dernière inondation), nous montre le chemin.
On fait une petite retenue avant un mini barrage de castor pour y poser un seau, puis on ré-ouvre « le bras mort ». Résultat, non seulement on galère à maintenir le seau (d’où le double contenant avec lestage) mais en plus la retenue s’écroule… Il va falloir faire mieux!
Aussi, fort de nos recherches sur le net, on trouve cette idée de mini barrage. On en parlera certainement dans un article futur, mais pour l’heure disons seulement qu’aux States les informations sont plus prolifiques (en tapant « spring water collection system », par exemple).
Bref, avec un seau en fin de vie, un tuyau, des raccords et quelques trous, on teste la combine.
On peux s’y remettre… juste précisons que ce procédé de mesure de débit a été choisit parce qu’il est le plus simple à mettre en œuvre (mais peut-être pas le plus précis). Aussi, on effectue différents relevés en amont puis en aval du mini barrage de castor. Et pour résumer, on estime le débit (à minima) de 4l/mn.
Dans l’idéal, on aimerait disposer d’eau sur la partie agricole. Mais utiliser le cours d’eau ne semble pas approprié. Déjà parce que la mise en place d’un système de relevage proche des berges immergeables n’est pas recommandée, mais surtout parce que ça ne sera ni beau ni pratique. De toute façon, on l’aime bien comme ça le Tarac. On ne voudrait surtout pas le changer.
Par contre : « (…) on peut en faire usage, c’est-à-dire pomper de l’eau dans la rivière pour son usage domestique. Mais il convient de laisser un débit minimum à la rivière afin d’y garantir la circulation et la reproduction des espèces qui y vivent. Un arrêté préfectoral peut, en outre, interdire les prélèvements en période de sécheresse. » (cf. « Que dit la loi : quelles règles pour puiser de l’eau sur son terrain? » – Système D).
Puis en regardant, la première source découverte à quelques mètres de notre barrage (toujours ruisselante si on l’entretient), on repense aux résurgences repérées dans la forêt…
Et c’est là qu’une nouvelle histoire commence. À suivre dans un nouvel épisode…
Burn to Shine
Avec une transition évanescente, on termine l’article par notre bal(l)ade régulière.
N’en déplaise aux conditions climatiques désobligeantes, on sait qu’avec nos deux mains, on peut faire des photos… et observer (bon outil de compréhension et de participation passive).
Aussi, on scrute le potager pour voir si quelques graines seraient apparues (en dépit d’une récolte). Le ricin est bien parti (en espérant que la cueillette soit supérieur au semis). La glycine tubéreuse, l’épinard malabar et les épinards fraises, bien que ridiculement petits, semblent motivés pour se reproduire.
Puis, on rencontre un papillon du palmier (Paysandisia archon), considéré comme un ravageur dans nos contrées.
Et on admire l’eupatoire chanvrine qui, avec la menthe, attire une foule d’insecte (surtout des lépidoptères et des hyménoptères).






























