À bon compte

À bon compte

Le moment semble propice pour rendre hommage à nos disparus et célébrer nos présents. C’est donc l’heure du bilan, et on peut d’ores et déjà dire qu’on s’en sort plutôt bien.
Bon, il nous a fallu quand même plusieurs heures pour actualiser nos données. C’est pas simple, parce que certaines expérimentations sont difficilement référençables (à notre niveau). Aussi, on s’est concentré sur l’essentiel forcement incomplet.

Y trouver son compte

Pour ce bilan 2025 des plantations effectuées depuis 2022, on a recensé 794 végétaux.
Déjà, soulignons que cette répartition spatiale correspond aux phases d’aménagement du site (selon les saisons, les possibilités et l’inspiration).
On dénombre 8 zones, présentées ci-après par ordre chronologique : la haie (Jean-Luc), la zone sauvage, les lisières, le tunnel des grimpants, les Ti’ fruits, la haie sauvage, la zone médicinale, la zone prairie.

Malheureusement, parmi ces 794 plants, certains ont disparus ou semblent mal-en-point. Alors, disons au revoir à 121 (échecs) d’entre-eux et souhaitons un bon rétablissement à 58 (à surveiller) autres. En gros, ça fait 15% d’échec ou plutôt 85% de réussite (sans compter les 7% « à surveiller »).

Sans surprise, c’est à notre arrivée, en 2022 qu’on a réalisé le plus de plantation. Le graphique ci-contre présente également le nombre d’échec ou de plants à surveiller. Bien entendu, comme nous ne pouvons pas prévoir les échecs à venir, il reste indicatif, ne serait-ce que pour les saisons de 2025.

On s’est aussi intéressé à la provenance des végétaux. Eh bien, nous avons respecté la parité des 3P : pépiniéristes, particuliers (nos amis voisins) et nos plants personnels (boutures, semis, déplacements, greffes) représentent 1/3 chacun.
On notera que 41% des échecs viennent de nos essais.
Pour autant, 27% des 259 plants achetés auprès de pépiniéristes sont morts et/ou en difficultés.

Et pour finir avec nos graphiques, on a tenté de regrouper les plantations par forme et désignation. On se permet donc de sortir de la classification botanique classique, parce que c’est complexe.
Aussi, sur les 673 plants vivants (et à surveiller), 58.5% sont des arbres/arbustes, 21% des buissonnants, 7.5% des grimpants et 13% des herbacées (recensés en partie depuis 2024).

Précisons que, parmi nos fruitiers, on dénombre : 3 abricotiers, 4 amandiers, 25 cerisiers (dont 4 greffés), 4 châtaigniers (1 greffé), 4 cognassiers, 7 figuiers, 37 petits fruits (sans les fraises), 4 kiwi/kiwaï, 3 mûriers, 5 néfliers, 6 noisetiers, 6 noyers, 12 pêchers, 18 pommiers (10 greffés), 7 poiriers (4 greffés), 17 pruniers (2 greffés), 7 vignes. Bien entendu, pour cet aperçu, on a focalisé sur les fruitiers « classiques » mais il y en a tant d’autres sur site…

Pour conclure, on insistera sur le fait que ces chiffres sont à revoir à la hausse. Déjà, on n’a pas comptabilisé les végétaux implantés dans la spirale aromatique ni dans le talus de l’entrée. Concernant les fleurs en racine ou en semis : très peu on pris place dans notre base de donnée. Il en va de même pour les boutures sauvages et les vivaces du potager.

Et pour être encore plus proche de la réalité, il faudrait comptabiliser tous les pionniers que l’on a conservé en association avec nos plantations. Et là, c’est juste énorme : cornouillers sanguins, noisetiers, frênes, saules, chênes, aulnes, ormeaux, fusain d’Europe, aubépines, prunelliers, ronces, chèvrefeuille (pour les principaux). On peut à minima doubler la quantité de plants présents sur site simplement avec leur présence.

D’ailleurs, on pense que c’est grâce à eux que le taux de réussite est plutôt satisfaisant. Un vrai travail d’équipe!

Articles des bilans précédents :

Être loin du compte

On n’y écopera pas, on va parler de la pluie et du beau temps. Car un article sans météo c’est comme des chaussures sans semelles!
Globalement, les journées sont ensoleillées et les températures presqu’estivales. Ce qui n’empêche pas d’accuser régulièrement le coup avec des épisodes climatiques ennuyeux. Et là, le vent et la pluie sont toujours au rendez-vous.

Avec la tempête Benjamin, quelques tôles se sont envolées et des arbres sont tombés. Une mention spéciale à l’arbre de la rive voisine (rescapé d’un débroussaillage-élagage excessif et la mise en place d’un énorme drain), qui perd des branches de la taille d’un tronc. C’est dommage parce qu’il fixe la berge (mais pour combien de temps?).

En s’écroulant, il s’est écrasé sur les arbres de notre rive et obstrue entièrement le passage.

Une mission stratège s’impose et c’est avec de l’aide (Merci Gilles!), que les branches les plus problématiques sont tronçonnés.

Après quelques découpes et tris, on retrouve l’usage du cheminement.

Il nous reste encore (au moins) un arbre à dégager, mais on n’a quand pu réouvrir d’autres passages avant l’arrivée de la pluie.

Entre deux, on a également débroussaillé la zone sauvage. Les repousses devenaient problématiques surtout à cause des taupes et campagnols qui s’y développent tranquillement. Encore une tonte marquée par les couleurs de la boue… Notons que cette éclaircissement a également pour objectif d’accueillir les feuilles mortes de nos pionniers. Et le résultat commence à se faire sentir.

En fin de compte

Notre bilan statistique nous ayant pris du temps et du texte, on va finir cet article en listant brièvement les autres faits marquants du moment.
Tout d’abord, les shiitakés continuent d’apparaître avec une parcimonie constante. Mais leur nombre paraît ridicule face à l’armillaire couleur de miel. Ce champignon mériterait un article à lui tout seul et heureusement quelqu’un l’a fait : Armillaria mellea ou champignon de miel sur NaturNext.
Classée comme espèce parasite-saprophyte, il serait « l’organisme vivant le plus grand de la planète » et en plus il est bioluminescent.

Ensuite, on continue les travaux divers et autres rangements. Parmi eux, on mentionnera le rangement du tas de bois derrière la barrière. On poursuit également le chantier « source » dans le bois, mais on garde les détails pour un futur article.

Enfin, on terminera sur des fleurs. On est un peu déçu par les topinambours, qui se fanent sans avoir fleurit. Mais on retrouve le sourire en voyant des calendulas au niveau du talus (qui aurait dû être des coquelicot semés au printemps). Les euphorbes qui les accompagnent sont majestueuses. Et les rosiers dans les haies (Jean-Luc et zone prairie) promettent un futur radieux.