Rouge comme une écrevisse par temps de chien

Rouge comme une écrevisse par temps de chien

On l’aura testé, mais il semble Impossible d’éviter les premiers coups de soleil… tout comme de passer entre les gouttes. Pour autant, est-il nécessaire de perdre 15° d’un jour à l’autre?
C’est normal, nous dit-on. En avril, il est coutume de marcher sur des œufs!
Bah! Tant qu’il ne fait pas un froid de canard et que le vent ne décorne pas les bœufs, tout va bien.

Quand les poules auront des dents…

…l’herbe ne poussera plus!
Chose promise, on fait notre petit tour tri-mensuel de débrouss’. Cette fois, on entretien le chemin de la haie sauvage, une partie de l’entrée et la zone prairie sud (que l’on nommera désormais clairière). Il fallait réagir car les emplacements dédiés aux semis disparaissaient progressivement sous et dans la végétation, pour le plus grand plaisir des taupes.

Noyer le poisson

On continue d’aménager le bassin en attendant que la pluie vienne confirmer notre installation. Bien que les dernières précipitations ont prouvé l’efficacité du trop-plein, il faut attendre que la cuve se remplisse pour tester l’arrivée d’eau.

Nonobstant, on a vraiment envie de cacher ce plastique noir en adaptant le décor à nos besoins (en gros : avoir accès au bassin, au trop-plein et aux raccords). Et puisque les taupes sont myopes, elles ne remarquent pas qu’on récupère la terre des taupinières pour notre aménagement.

Que dit un escargot quand il croise une limace ?

Qu’est-ce que tu es lente!
Cette année on innove dans notre « chasse aux cagouilles et autres de gastéropodes ». On l’a évoqué dans nos précédents articles, on teste le cuivre comme répulsif.
Pour le moment, les semis de salade semble bien protégé par la bande de cuivre posé autour du pot. Et même si on y a retrouvé une limace et un escargot, ils ont préféré grignoter le topinambour. Qu’à cela ne tienne! On équipe les autres pots du même système, en ajoutant un fil de cuivre autour des plants. Une semaine plus tard, tout ce petit monde est en grande forme.

Passer du coq à l’âne

Ça y est, on profite des quelques jours de soleil pour accélérer le séchage du bambou en mode barbecue géant. Pour obtenir une chaleur la plus constante possible, on alimente notre feu aux charbons de bois. Et pour conserver cette chaleur et enfumer les tiges, on ajoutera régulièrement du petits bois aux charbons.

Ça n’a pas était simple de sécher le bambou sans le brûler. Il faut le tourner régulièrement.
On notera qu’il ne faut pas attendre le changement de couleur du bambou. Dès qu’il est chaud et commence à fumer, il est préférable de le sortir du feu. En effet, si on ne perce pas le diaphragme des nœuds, l’air chaud contenu dans les entre-nœuds se dilate et explose. Bien évidemment, on s’est fait avoir 3 fois (sur les 30 tiges). Ça fait un bruit de ouf (et des bambous fissurés)!

Avec la chaleur, une pellicule gluante et tachetée apparaît le long des chaumes, accompagnée d’une légère odeur proche du pop-corn. On pense que c’est l’amidon qui suinte avec la vapeur d’eau.
Une fois le sac de charbon épuisé, on stoppe l’opération. Le séchage est inégale mais au bout de 5h, on ne pourra pas faire mieux. Le lendemain, on lave (encore une fois) les chaumes et on pose une première couche d’huile de lin et térébenthine. Puis on re-stocke les tiges à la verticale…

Avoir des fourmis dans les jambes

Avec le retour du soleil, notre envie de planter et de semer est décuplé. Ni une, ni deux, on va au labyrinthe pour planter : le céraiste cotonneux, la rue, l’erigeron karvinskianus, le géranium rosa (ainsi qu’une barbarée, céraiste aggloméré et polygale sauvages).
Puis on sème les souchets préalablement enrobés au potager et en zone sauvage. On sème aussi des capucines dans notre mini-serre. Puis on repique une partie des salades iceberg et une capucine tubéreuse au potager.

Concernant le reste des salades, la moitié est repiqué en pot pendant que l’autre attend son tour. On rempote également des poireaux perpétuels et de l’ail rocambole (??).
La glycine tubéreuse faisant son apparition au potager, on file en zone sauvage pour voir sa compère fait de même. Eh oui. C’est donc le moment pour éclaircir son emplacement. On en profite pour faire de même aux endroits où l’on a planté des haricots orteil du prêcheur et les lianes de Madère.

Faire devenir chèvre

Retour sur la mini-mare (le trop-plein de la toiture). L’an passé, on y a planté 7 variétés de menthe. On espérait les voir s’y développer au détriment des menthes suaves et renoncules rampantes (en grand nombre à cet endroit). Leur système racinaire étant juste omniprésent, ce fut « un plaisir à désherber ».
Après 12h d’arrachage et 4 brouettes de « déchet », on retrouve 6 de nos menthes et on choppe un sacré coup de soleil!

Ça ne casse pas trois pattes à un canard

Puisque l’ordinaire devient exceptionnel quand on en est privé, prenons le temps d’en profiter! L’elaeagnus umbellata (goumi du Japon) est en fleur pour la première fois. Le nashi commence vraiment a prendre forme. Les canna edulis réapparaissent.

La crambe maritime fait sa deuxième année. Les asperges ressortent de terre. Et les respounchous s’accrochent aux nuages.

Notons aussi les premières pleurotes de l’année et quelques shiitakés qui continuent d’émerger.

Et on terminera par les chatons de peuplier-tremble.

Ils colonisent le sol, telles des chenilles processionnaires poilues.
C’est très hitchcockien…