Il était une fois… la Vie
La belle vie qui s’écoule sereine… Elle semble encore plus belle de froid vêtue. Et ça réchauffe le cœur, quand les pieds sont congelés. Parce que oui : en ce début d’année, le ressenti est glacial.
Avec les températures négatives, on espère voir la neige mais pour le moment ces journées sans dégel restent de glace.
Le terrain, tel un réfrigérateur avec congélateur, semble compartimenté. Un bon quart de l’espace est délicatement givré.
La belle vie toute pressée d’éclore
C’est qu’en plus, elle a la patate! Sérieux, quand on regarde cette « pelure » de pomme de terre décharnée et frigorifiée en pleine croissance, on est fasciné. Quelle persévérance!
Bref! En voulant donner un ‘ti coup de jeune au potager (arggh! jeu de mot!!), on est tombé sur une vingtaine des pommes de terre prêtent à faire leur vie.
Mais avec ce froid, ça tombe super mal. On les a quand même mis sous serre dans des pots avec l’espoir qu’elles tiennent le choc. On a aussi récupéré ce qui pourrait être de l’ail rocambole (des bulbilles rescapés?), des « pousses » de raifort et des clématites.
On a bêché quatre des six planches de culture pour en retirer 6 brouettes de racines et adventices. Les deux autres planches ont simplement été désherbées et aérées (et 2 brouettes de plus!).
Pour la touche finale, on recadre nos bordures qui commençaient à s’affaisser sérieusement.
Tous ces efforts pour accueillir prochainement des vivaces comestibles. En les regroupant par famille, ça donnerait : les alliacées (oignon, poireau), les fabacées (petits pois, haricots, glycine tubéreuse), les brassicacées (roquettes, moutardes, choux, raifort), les astéracées (scorsonère, laitue, yacon), les chénopodiacées (blettes, pourpier, liane de madère, épinard malabar), les aizoacées (tétragone, carpobrotus edulis), les solanacées (piment, tomate), les zingiberacées (gingembre galanga, mioga), les apiacées (fenouil, persil, coriandre, cerfeuil), les lamiacées (basilic, origan), les amaryllidacées (ail rocambole, ciboule de chine, ciboulette, cive saint-Jacques).
Pas de temps pour l’ennui, et voici la vie
C’est délicat de parler de vie alors qu’on s’apprête à tailler sévèrement les pionniers. D’ailleurs, à chaque sujet rabattu, on ne peut s’empêcher d’émettre des KAÏÏÏÏ d’Idéfix. Mais avec ces 4 ans d’expérience, on sait que ça n’impactera pas leur vigueur (d’autant qu’une bonne partie est destinée à disparaître à long terme). Aussi, avant que le froid intense arrive, allons-y ! Pour cette mission, on est aidé (Merci Gabin!).
Avec 4 bras, c’est plus facile d’élaguer, de trogner et d’abattre. D’autant que certains arbres atteignent déjà 6m. Bouhh, l’espace paraît terriblement vide…
… en l’air, car au sol, un amas de branchouilles fait son apparition. C’est là qu’on commence l’opération plessis. Il faut tout d’abord trier et préparer les branches au tressage (c’est à dire conserver les rameaux les plus long et tailler leurs brindilles). Un travail de fourmi…
La matière prête, on peut enfin réaliser le plessis de notre brise-vue (commencé en octobre). Là encore, il faut s’armer de patience. Non seulement c’est long mais en plus nos mains sont congelées. Pourtant, il faut tresser tant que le bois est tendre.
Et nous y voilà… enfin presque! N’ayant plus de matière, on s’arrête là. On ne sait pas encore si on complétera le brise-vue avec la prochaine taille.
Pour le moment, on constate simplement l’étrangeté de la chose (qui s’accorde finalement à l’ensemble).
Puis on complète les bacs de culture (dans les palettes) avec les clématites récupérées au potager. Peut-être qu’avec ces grimpants, l’ouvrage tiendra plus de 2 ans?
La belle vie comme une fête foraine
Encore un titre que notre SEO n’appréciera pas (tant pis pour lui)! On n’a pas trouvé mieux pour introduire l’étape finale du nettoyage des réservoirs. C’était pas la joie, mais on s’est motivé à démonter le système pour récurer l’intérieur, toujours aidé par Gabin. En vrai, le plus pénible était de vidanger les réservoirs, de les déplacer sans abîmer les robinets (qui ne sont pas bien fixés), d’entrer dedans pour les briquer et de les replacer à niveau pour les raccorder…. Donc une galère, mais qui arrive à bon port!
L’air vif nous enchante, nous emplit de joie et de vie
Il vaut mieux parce qu’avec ce froid, on pense avoir perdu quelques sujets dans nos serres. On fera un point prochainement.
Notons quand même qu’ici : « C’est du jamais-vu depuis la vague de froid de février 2012 », précise Météo Pyrénées (La Dépêche).
Bref! Profitons-en pour partager quelques photos prisent sur le vif. Les formes et les lumières qu’émettent ces gelées sont surprenantes. Et on attribuera une mention spéciale à l’espace aquatique qui s’est métamorphosé, en trois jours, en huître labyrinthe.
Pour finir, on remerciera le générique de cette série d’animation (de 1986) qui inspira nos titres. On n’avait jamais aussi bien écouté les paroles. D’ailleurs on a appris que la bande originale du dessin animé a été composé par Michel Legrand. Ce titre est intitulé Hymne à la vie, et c’est pas faux!

























