La traversée du désert

La traversée du désert

Après 40 jours de pluie de consécutifs, la déprime nous guette. Il était déjà bien difficile de travailler dans ces conditions, mais avec l’arrivée des tempêtes, ça devient le parcours du combattant.
C’est la dépression… Pedro, qui donne le coup de grâce et clôture enfin cet épisode « bouesque ».
C’est radical, enfin le beau temps! Le soleil domine allégrement et au bout d’une semaine le terrain commence enfin à se ressuyer. On va pouvoir continuer nos chantiers et réparer les dégâts accumulés.

Trempé jusqu’à l’os

Mais avant, le terrain était devenu un « marécage »…
Suite à Nils (la tempête), on réfectionne au plus vite les tôles et on récupère ce qui s’est envolé. Il faut s’activer avant l’arrivée de son compère (Pedro).

C’est donc sous une pluie battante qu’on consolide au mieux le tunnel des grimpants et la zone Ti’fruits.

La seconde tempête a laissé quelques souvenirs de son passage avec entre-autres le « pont Vinci » qui a cédé (il allait fêter ses 2 ans).

Avec la pluie incessante et les coups de vent, les troncs de noisetiers (déjà un peu moisit) se sont carrément déchirés (enfin, 3 sur 6).

À couper au couteau

Le calme revenu, on commence par tronçonner l’arbre tombé dans la haie. C’est un peuplier tremble. Il s’avère beaucoup plus dense qu’estimé et on galère à le tronçonner au milieu des ronces et prunelliers. D’ailleurs, on en laissera un tronçon au sol… On arrive à relever les petits arbres pliés par le poids du tronc. Espérons qu’ils grandissent vite pour cacher la vue sur cette immense mono-culture.

On s’attelle également à la cueillette de bambou, puisqu’après mûre réflexion, on va reconstruire le tunnel de grimpants avec cet herbacée.
Pour ce faire, en part en expédition, non loin de là et on réalise deux trajets. Tout d’abord, avec l’aide de Raph (Merci!), qui a découpé, chargé, transporté et déchargé une quinzaine de longues tiges. Puis, avec l’aide de Gabin (Merci!), pour récupérer une trentaine de tiges d’environ 2m50.

On est conscient qu’ils n’ont pas été taillé avec l’art et la manière ni même au bon moment. Pour autant, on fait au mieux et on les trempe pour lessiver l’amidon (moins attrayant pour les insectes xylophages).
La suite à suivre…

À tort et à travers

Juste avant les grandes eaux, on avait commencé le tressage de la haie sauvage (côté ouest). Pour rappel, le premier tressage a été effectué en février 2024. Il a été entretenu en juin puis décembre 2024. À part la taille de quelques branches et de ronces qui dépassaient, on n’y pas touché en 2025.

Juste pour se souvenir, on a retrouvé des photos de la haie en mai 2022 (les premières pousses) puis en juin 2023 (les premières touffes!).

Avec l’hiver, les contours réapparaissent et l’ensemble semble se maintenir dans le mouvement. Pour le moment, l’expérience est probante : l’éclaircissage se réalise en minimisant les coupes.

Allez, le soleil étant de retour, on reprend l’ouvrage… Pour tresser, on doit enlever un maximum de ronces et de prunelliers. Vivement les repousses, car le chemin est tout déplumé….

Une fois le côté ouest tressé, on s’occupe du côté est, en dégrossissant légèrement car là, on y fait grimper les ronces (pour les mûres de cet été).

On termine par supprimer les ronces des acacias. Puis les tas d’épineux sont placés sur la haie (Jean-Luc) aux endroits vides pour protéger le bas de nos arbres. Une fois de plus, rien ne se perd!

En rang d’oignons

Ça y est! On peut planter les poireaux perpétuels, la cive saint-jacques, l’oignon rocambole, l’oignon ciboule rouge, le persil tubéreux, la ciboule de chine et les patates (qui ont finalement survécu à la gelée) au potager.

Les pommes de terre sont dispatchés au début de 4 plates bandes (sur 6). Celles qui sont germées dans le sac prennent place au milieu de la première plate bande.

On a plante aussi les derniers plants commandés auprès de la Ferme de Sainte Marthe : ache des montagnes (céleri perpétuel), oignon rocambole, chervis au potager. L’herbe aux bisons et 5 tubercules de topinambour patate (mis en pot) vont dans la mini-serre. Puis, on met en pot les capucines tubéreuses.

Tous les tubercules sont accompagnés à la plantation, de gousses d’ail (pour faire fuir les campagnols). Et pour les petits plants, on ajoute un fil de cuivre et un bout de ruban réfléchissant (pour éloigner les limaces et les oiseaux).

« Gemme » quand ça bourgeonne!

Quelques jours de soleil et la végétation ouvre l’œil (et le bon). Des fleurs apparaissent comme les jonquilles, les euphorbes, les pruniers, les cognassiers du Japon. Globalement tout bourgeonne; mais on n’a pas fait de photos…

Incroyable, on a lancé des semis de laitue dans notre mini-serre. Et avec les températures printanières, elles ont germé! Enfin, une petite moitié en 7 jours…
Sinon, des voisins ont proposé de récupérer des branches d’eucalyptus tombés suite aux tempêtes (Merci Catherine et Pierre!). Du coup, on fait des boutures même si c’est pas la meilleure période…
Enfin, on cueille toujours 2 ou 3 shiitakés par ci et par là.

Mais y’a pas que les plantes qui profitent du soleil, les grenouilles aussi! On a découvert un amas d’œuf à l’espace aquatique. C’est la classe!!! Normalement, il faut 1 à 3 semaines pour qu’ils deviennent têtards; et attendre encore 12 à 16 semaines pour voir des grenouilles. Enfin, dans le meilleur des cas, car on n’est pas convaincu de l’emplacement choisit pour la ponte (l’eau se vide déjà lentement)l.

Ci-dessus, 2 photos du premier jour d’observation, puis 5 jours plus tard et encore 2 jours après.