Tu veux ou tu veux pas
Oui, le printemps est bien là : les fleurs apparaissent et les insectes s’activent. Et non, le beau temps est lunatique : un brin chaud-froid et plutôt humide-venteux. Donc une météo carrément Bof, comme l’illustre nos fraisiers qui perdent leurs pétales à peine fleuris.
Alors : oui, on voudrait bien… mais avec ce temps « comme ci comme ça », pas facile d’être catégorique.
Les écarts de températures freinent nos semis et l’humidité stoppe le chantier de reconstruction du tunnel des grimpants.
En plus, le vent lancinant et quotidien (certainement venu de congéland) épuise notre stock de bonne humeur.
Allez, une petite chanson de remotivation s’impose pour nous rappeler que : La vie, oui c’est une gymnastique!
Laisser en plan
On récupère à droite et à gauche quelques plants qu’on installe par-ci par-là. Déjà, 14 bébés salades vivaces sur 2 plates-bandes du potager (Merci Mario!).
Puis, on trouve 3 pots de nigelle, des hémérocalles rouges, des boutures de jasmin d’été et des branches d’osier à la bourse aux plantes de l‘association Vivre en Comminges. On plante les nigelles en zone prairie et les hémérocalles en zone sauvage. On place l’osier en bouture dans la haie Jean-Luc.
D’ailleurs on en profite pour compléter les espaces vides de cette haie en ajoutant le palmier (sorti des serres), un charme (déplacé de la zone sauvage) et des cornouillers.
On plante aussi origan, sarriette et origan libanais dans la spirale aromatique. On profite de l’occasion pour entretenir un peu l’ouvrage. L’enduit ciment posé en janvier de l’an passé a globalement bien tenu. Seules quelques fissures sont apparues quand on a déraciné des plants.
On remet donc une petite couche aux endroits fragilisés en espérant que ce soit efficient dans le temps.
Mi-figue, mi-raisin
N’en déplaise à la météo, on fait des semis. Bien sûr, on se concentre sur les graines ayant des températures de levée qui avoisinent les 10°.
En zone prairie sur 3 des 21 emplacements restants (sur 24), on sème des fèves, des pois chiches et du lin. Au potager, on sème les petits pois.
Puis, comme des physalis apparaissent, on complète l’espace en disposant une partie des tomatillos récoltées en fin d’année.
On peux déjà faire un premier bilan des semis réalisés jusqu’alors. Une partie des laitues ont cramé dans la mini-mini-serre (trop de soleil); mais heureusement on en avait repiqué en pot.
Les féveroles et le lin sont sortis au bout de 8/10 jours.
Couper à travers champs
Pour ce printemps, on pense sortir la débrouss’ tous les 10 jours en moyenne. On conserve l’idée de la tonte différenciée en ne débroussaillant que certains cheminements et les zones où la végétation s’épaissit jusqu’à étouffer les plantations.
On commence par la haie (Jean-Luc), côté prairie. Ici, on dégage le petit fossé de toutes les ronces et pervenches qui s’y étendent. En les coupant du sol, elles ont tendance à remonter; ce qui tord moins nos petits arbres et arbustes. Il faut dire que les pervenches sont très envahissantes, mais que c’est beau!
On se dirige ensuite en zone sauvage où l’on désherbe principalement les petits bosquets regroupant les plantations . De fait, on ne débroussaille qu’une moitié de la zone.
Puis on va au labyrinthe et là aussi, on va y passer beaucoup de temps. Déjà, on réalise une marche qui permet un raccourcit dans le cheminement.
Une bonne partie des plantations arbustives est toujours en place. On libère donc de l’espace autour de ces plants.
Il faudra attendre un peu pour voir si les vivaces réapparaissent. On est vigilant, car au moindre signe de vie, il faudra éclaircir rapidement pour privilégier leurs implantations.
La goutte qui fait déborder le vase
Puisque nos chantiers du moment sont stoppés par la météo, on en ouvre un nouveau. Mais par n’importe lequel… celui-ci est en prévision depuis un moment : la gestion du trop-plein de la cuve (parce qu’on en a vraiment marre de tirer des tuyaux pour le vider vers l’espace aquatique!).
Parmi toutes les solutions envisagées jusqu’alors, aucune n’a été retenue. Et c’est en éclaircissant le labyrinthe qu’une nouvelle idée est apparue : et si on aménageait un point d’eau pas très loin pour arroser nos plantes médicinales et aromatiques ? En utilisant le fossé de la haie, on peut faire descendre un tuyau qui alimenterait un bassin. En plus, si on garde une partie de ce tuyau accessible, on peut arroser la haie (au besoin).
Allez! Le projet nous plaît alors on se lance. On envisage de tester le système cette année, aussi notre installation doit être provisoire. C’est pourquoi on utilisera de simples tuyaux d’arrosage.
Bref! On creuse et on pose le bassin, aidé de Gilles (Merci Gilles!). Puis on raccorde la dérivation du trop-plein vers le bassin. Puisqu’il risque de déborder, on fait un trop-plein au bassin qui se déversera dans le fossé de la haie (retour à l’envoyeur!).
On décide d’enterrer tous les bouts de tuyaux qui traversent le cheminement. C’est quand même plus pratique! Donc, on creuse donc 3 sillons. On les nivelle avec du sable. On entoure les tuyaux dans du géotextile, on couvre de sable puis de terre.
Puisqu’il y a également de grande chance pour que le bassin soit à sec, on envisage un aménagement adéquat. En plus, le plastique noir dans le sol, c’est vraiment pas beau. Affaire à suivre…
Ni oui, ni non!
On termine cet article par une petite visite naturaliste qui débutera par nos amis les bêtes. Et là, on est heureux de présenter la Mélitée du plantain (Melitaea cinxia). On la trouve en nombre dans le labyrinthe ce qui est une bonne nouvelle vu l’abondance du plantain.
Puis dans le domaine de l’étrange, on a bloqué sur 2 reinettes qui bloquaient sur nous et on a trouvé notre première taupe…morte.
Puisque le terrain est parsemée de fleurs, on présente celles qui sont actuellement en nombre visuellement conséquent : l’alliaire, le pissenlit (de son nom botanique : Taraxacum officinale), la cardamine des près, la pulmonaire..
Petit aparté : la pulmonaire, comme l’hortensia, indique le pH du sol par une réaction pigmentaire (réf.: « Plantes bio indicatrices » de Permaforêt). On retiendra que pour un pH basique : fleur rose pâle à rouge vif, neutre : fleur mauve ou bi color et acide : fleur bleue ciel à bleu franc.
… le gaillet jaune et la bugle rampante. Toutes ces plantes indiquent un sol humifère, riche en éléments nutritifs notamment en azote. On a aussi identifié une nouvelle plante : la potentille brillante (qui complète sa cousine la potentille rampante).
Enfin, notre plant d’ail des ours a survécu. C’était le dernier qu’on a réussi à sauvegarder des attaques de limaces et d’escargots de l’an passé. Cette année, on l’a bien caché, au milieu des consoudes tubéreuses. Malgré tout, un grignoteur l’a trouvé. Aussi, on a posé une spirale de cuivre autour et depuis, il fleurit. La classe!














































