Ça ne tient qu’à un fil
Toujours pas d’eau… Pourtant on y avait cru en fin juillet, avec le retour de températures clémentes.
Mais non, il faut arroser et pour bien faire, on n’est pas équipé! On espère un répit avec nos quelques arrosoirs, qui seront probablement insuffisants pour le développement des plus jeunes plants. En plus, il semblerait que cette maigre humidité attire les ravageurs.
Sans cesse en défensive, notre seul espoir est maintenir le statu quo. Et avec ce que prévoit la météo, c’est pas gagné…
Le fil rouge
Il y a quand même un avantage avec cette sécheresse, c’est que l’effet débroussailleuse dure plus longtemps. Aussi on en profite, et cette fois ce sera en zone sauvage puis en zone prairie (où on dessine les cheminements des futures clairières).
Donner du fil à retordre
La sécheresse est aussi un moment propice pour se pencher sur l’espace aquatique.
On peut constater que le trou (entièrement vidé de son eau) reste (toujours) humide au fond et que les bords se sont affaissés.
Bien sûr, on réfléchit à investir dans une bâche ou à ajouter une couche d’argile (voir de béton), à poser un couvert végétal ou ligneux pour étanchéifier le tout et stabiliser les berges.
Mais pour l’heure, on commence par retravailler le fond et les contours.
On ajoute quelques seaux de glaise au fond (pour remonter le niveau). On attend qu’elle s’assèche puis on ajoute de l’argile. On tasse le tout à la masse. Et au bout de quelques jours, le fond est moins mouvant.
Puis on creuse nos marches disparurent dans l’affaissement de la terre. L’excédent de terre est utilisée pour compléter, selon sa teneur en argile : le fond (encore) et le futur boulodrome (!?).
Notons qu’en creusant, on a retrouvé partiellement les « cendres » de la première tentative d’imperméabilisation du sol.
Et paf, là… gros problème!!! Des cailloux à profusion! Y’a même des galets (dommage qu’ils ne soient pas en or)! Pour y voir plus clair, on est obligé d’en retirer un maximum. On se retrouve avec une grosse cavité (et un tas de cailloux) qu’on va tenter de colmater (au moins en partie).
Une fois n’est pas coutume, le chantier prend plus de temps que prévu et le soleil revient en force. Ça cogne fort et malgré l’installation de bâches, notre cerveau disjoncte et nous projette dans le désert… Suite au prochain épisode.
Perdre le fil
Avec ou sans soleil, on continue nos petites expérimentations (parce qu’il faut varier les tâches).
Voilà un moment qu’on avait envie de faire un four fusée (plus de précisions dans la page « les Rockets stoVes sur www.feufollet.org/rocket-stove/) et de tester la version de Dimitri (en lien juste là).
L’objectif étant de trouver une solution économique pour transformer et conserver notre production future (à quand le four et le séchoir solaire?).
On commence par tester avec un petit café. Rapidement, sous l’effet de la chaleur, un des bloc s’est fendu… Il faut repenser le système pour qu’il soit plus pérenne. Alors on se dit qu’avec un conduit et une couche de torchis, on gagnerait en isolation.
On fixe les blocs avec un mortier maison (argile/sable) et on les pose sur une tablette à roulettes (toujours fabrication maison) pour qu’il soit facilement déplaçable. Car une des contraintes du système, c’est qu’il faut le disposer face au vent.
On met à niveau le fond en surélevant la cheminée (il y a un petit décalage induit par cette pose) et on comble l’interstice (de fait, le décalage se retrouve au dessus) et on couvre de torchis (pas sûr qu’il reste longtemps sur les briques?).
On se refait 2 cafés, histoire de re-tester l’ouvrage : l’un avec cheminée et l’autre sans. Il semblerait que ça ne change rien pour l’isolation. Par contre, le flux de fumée semble différent (mais les journées sont venteuses). On en conclut qu’il va nous falloir plusieurs autres cafés pour fignoler notre rocket oven (et trouver un vrai support de cuisson).
De fil en aiguille
Et qui dit : plus d’eau, dit : trop-plein assez-vide. Donc encore le bon moment pour repenser le système. On hésite toujours à creuser des tranchées pour faire descendre le surplus avec des tuyaux, à mi-parcours entre la cuve et les réservoirs. Mais en attendant, on commence par agrandir nos capacités de stockage avec l’installation du bassin qu’on habille pour l’occasion.
Cousue de fil blanc
Malgré la suffocation ambiante, on a dû mal à ne pas planter, repiquer ou bouturer. Aussi, on profite des soldes pour acheter un kiwaï (planté au tunnel des grimpants) et un cyprès de Leyland (à planter cet automne) de Jardibest.
On repique de la menthe, de la sauge ananas et du chénopode dans des pots.
On déplace quelques pionniers (peuplier, acacias, sureau) qu’on réserve pour une future implantation. Puis on bouture du thuya et du fusain japon. Et à défaut d’avoir des récoltes, on récupère le peu de graines qui ont réussi à monter.
Enfin, on ne l’a pas mentionné, mais comme l’an passé, les mûres sont à profusion. D’ailleurs, elles sont si développées qu’on ne distingue pas les sauvages de la variété sans épines (qui produit normalement des fruits plus gros).





























