Orage! Ô désespoir!

Orage! Ô désespoir!

Ô temps tout pourri! Qu’il est épuisant d’être sans cesse ralentit par tes conditions extrêmes.
Certes il a fait beau, pendant une dizaine de jours, mais le vent nous a suivi comme notre ombre. Et cerise sur la mitre, on passe des bourrasques au déluge. C’est donc avec l’orage et la grêle qu’on s’embarque dans le mois le mai. Espérons que cela se calmera après les saints de glace.

Se battre contre des moulins à vent

Pour s’atteler au chantier réfection du tunnel des grimpants, il faut sécher les bambous. On s’occupe en priorité des petits derniers qu’on aimerait arquer.
Première étape : on perce les nœuds. Deuxième : on courbe avec délicatesse et on fixe les extrémités. Troisième : on chauffe au chalumeau (en passant régulièrement un torchon humide).
Il existe des techniques plus abouties mais… on a préféré faire simple. Et ça l’aurait été, si le vent n’avait été aussi insistant!

Il n’a pas été possible de les sécher entièrement du premier coup sans risquer de les brûler. On les attache le temps de refaire une session chalumeau le lendemain et surlendemain.
On a bien pensé à faire un feu, pour terminer le séchage en douceur, mais le vent s’empire de jour en jour. Aussi, on les stocke en les huilant au préalable.

Nos autres tiges de bambous, dont celles passées au feu 3 semaines auparavant, ne sont toujours pas entièrement sèches. Et puisque le vent nous empêche d’utiliser le feu, on passe à l’étape façonnage.
Il s’agit de couper les poteaux à la même taille puis de faire à l’extrémité une bouche de poisson (sorte de mortaise pour l’assemblage) correspondante au diamètre du bambou horizontal.
Nos moyens du bord étant limités, on découpe à la scie à main 4 triangles puis on meule le contour et l’intérieur pour « biseauter » l’encastrement.

Avant de les ranger, on répare à la colle les fissures. On utilise le tube déjà entamé (on verra bien si ça tient…). Puis, on les huile une deuxième fois. Bien entendu, il nous manque des bambou (on espérait qu’il tombe du ciel?!).

Alors on est parti avec Sylvain pour une récolte chez Monique (Merci!!!).
Nous voilà avec une dizaine de bambous supplémentaires.

À bien y réfléchir, il risque de nous en manquer encore… Mais pour le moment, on les stocke, avec les autres. Affaire à suivre…

Mieux vaut tard que jamais

Mouai! On se sent en retard sur toutes nos prévisions, du coup, on s’agace. D’ailleurs, on reçoit enfin une commande attendue depuis 3 semaines (passée en même temps que les dernières autres) et restée 5 jours en acheminement. Maudites prédictions de livraison des services postaux; encore plus aléatoires que les prévisions météo!!!
Bref! On plante ce qu’on a commandé auprès de la pépinière des Carlines : Igname de Chine (au potager), Gingembre rustique Mioga (au Ti’Fruits), Arnica rhizomateuse d’amérique, Rosier de Provins et Chrysanthéme de Nankin (au labyrinthe).
On profite de l’élan pour planter les deux dernières capucines tubéreuses au potager.

Avec le retour du soleil, on peut faire quelques semis, étalés sur plusieurs jours. D’abord, on sème en godet : physalis, tomate (vec et ici), betterave, panais, ipomée tétragone, gesse tubéreuse. Puis, on sème en zone clairière : nigelle, trèfle et cumin noir, pavot plume rouge, pavot Californie, cumin, bouillon blanc et toute fleurs, gesse commune et phacélie. Il nous reste encore 7 emplacements disponibles (sur les 24).
On en profite pour semer trèfle et coquelicot (?) à la place des reines des près et angéliques qui n’ont pas levé.

Précisons qu’on a un peu loupé la stratification à froid de la gesse commune. On les a oublié en les laissant trop longtemps au frais humide (20 jours au lieu de 15) et ils ont commencé à germer et moisir. Mais on sème quand même!

Mieux vaut tondre l’agneau que le pourceau

Une dizaine de jours se sont écoulées, c’est donc le moment de prendre la débrouss’. Il faut repasser un coup aux cheminements principaux et en zone sauvage.

Les espaces délaissés des derniers débroussaillages ont bien touffé. Il était temps de tondre pour privilégier à court terme les petites fleurs de prairie.

Quelques jours plus tard, on profitera des dernières pluies pour déraciner les plantains et chardons le long des cheminements du labyrinthe. C’est que ça pousse rapidement ces petites choses…
Mentionnons aussi que l’épareuse est passée, complétant notre coup de de débroussailleuse de la haie (Jean-Luc) 15 jours auparavent.

En prendre de la graine

Faisons un petit point sur les semis en zone clairière. On est impressionné par la vitesse de la levée des graines de moutarde et de sarrasin. Par contre, les pois chiches se font désirer avec seulement 3 pousses qui poussent.

La gesse commune associée à la phacélie sortent ensemble. Et quelques jours plus tard, la moutarde noire et les sarrasins ont fier allure.

Les tomates semées en barquette ont explosé rapidement de la boîte. On les repique en pot. Les oignons grenailles sont sortis 2 ou 3 jours après plantation; tout comme la gesse commune puis la tubéreuse.

Super nouvelle : l’estragon du Mexique fait son retour au labyrinthe. Les haricots orteil de prêcheur ressortent de terre au potager. La liane de madère et les topinambours s’étoffent en zone sauvage.

Tous les 4 matins

Toujours sporadiquement, on déguste des shiitakés. Depuis qu’on a posé les « chaussettes » en cuivre en janvier dernier, il n’y a plus de limaces en vue. Seules quelques bestioles noires viennent encore les grignoter.

N’oublions pas de mentionner quelques donations toujours bienvenues, un tuyau (Merci Mika!), un canna (Merci Monique!), un genévrier ? (Merci Laurent!) et du basilic thaï (Merci Gilles!).

Du pareil au même

Ça y est! On a mangé notre première fraise. Même qu’il y a en pleins d’autres qui mûrissent tranquillement sans agression baveuse.
Le pluot (hybride abricot-prune) Vesuviano fait ses premiers fruits. Même qu’il n’avait qu’1 an à son arrivée, ce qui lui fait que 2 ans 1/2 d’existence.
Les pétales de l’aubépine semble rosir. Et même si son nom précise qu’elle a 2 styles (en botanique : extension de l’ovaire), cela n’a rien à avoir avec son changement de couleur (pollinisation, mutation, hallucination???).

La libellule déprimée est de retour. Même si elle doit son nom à son abdomen aplati, on lui préféra l’appellation anglaise « broad-bodied chaser » (le chasseur au corps large).
On pense avoir reconnu la chenille de la zygène de la filipendule. Même qu’on a déjà vu des adultes papillonner et qu’ils deviennent noires à tâches rouge.
On a aperçu une abeille charpentière Xylocope. Même si elle est dite « solitaire », c’est l’une des plus grandes d’Europe, mesurant jusqu’à 3 cm de long et 5 cm d’envergure!

Le mois de mai n’est beau que chez les poètes

On terminera cet article avec des orages, de la grêle, du vent et de la pluie. C’est arrivé 2 fois sur 1 semaine!
La première fois, on a revendiqué, crié, enjoint le ciel d’arrêter de tout casser…. Heureusement , les grêlons se sont disloqués au sol pour laisser place à une pluie torrentielle. Le tout a fait plier bon nombre de branches dont les acacias qui commençaient à peine à fleurir (toujours en décalés d’1 mois) et fait casser les arbres fatigués. Mais on s’en tire plutôt bien.

La seconde fois, ce fut doublement pire. D’abord, les nuages ont tournoyé et le ciel a grondé près d’une demi-heure. Puis finalement tout s’est obscurcit pour déverser 10 bonnes minutes de grêlons suivi de précipitation.
On a sollicité, requit, chanté clémence et consolation… Puis le fracas s’est dissipé, en laissant au sol des débris de feuilles mâchées. Cette fois les dégâts sont plus conséquents et surtout déplorables pour le potager et les semis.
Les herbacées actuellement très touffues se sont aplaties lourdement sur nos plants. Une grande session nettoyage, déblayage et taille est à prévoir, en plus de l’élagage des branches pliées.

Côté pluviomètre, le cours d’eau a gonflé sans déborder. Ce qui étonnant, c’est qu’il a vraiment grossit une dizaine de minute après l’averse…

On a également pu constater que le trop-plein de la mini mare fonctionne toujours. Et bonne nouvelle, celui du bassin également. Par contre, la sortie du mini-bassin s’est bouchée. Pff!!! Ayant tardé à mettre un bouchon, on pense qu’il s’est bouché avec les nombreux grillons qui s’y noient.

Et dernière bonne nouvelle, l’espace aquatique reprend forme. Après seulement une vingtaine de jours de soleil, le niveau baissait rapidement. On s’inquiétait pour les bébés grenouilles qui devraient s’émanciper d’ici 1 mois…