Au delà de la lumière noire

Au delà de la lumière noire

Le soleil est revenu, plus déter que jamais! Faut savoir qu’en avril, les rayonnements UV sont identiques à ceux du mois d’août. Sauf qu’en été, les arbres nous fournissent de l’ombre. D’ailleurs, est-ce que les plantes attrapent des coups de soleil? Cette question est certainement bête… personne n’a vu une plante se mettre de la crème solaire!
Eh bien, selon les UV, elles adaptent des solutions, du genre : la production de pigments, d’antioxydants, d’enzymes, voir même l’activation de propriétés antifongiques. Franchement, il y aurait plein de chose à dire, mais revenons vers le spectre visible.

Savoir-être solaire

Quoi de mieux qu’une session de plantation pour nous mettre de bonne humeur. Et on commence par de nouvelles commandes. Auprès de Planfor : Rosier rugueux, Baguenaudier, Airelle rouge, Gaulthérie couchée, Arbre à thé, Pistachier térébinthe (plantés au labyrinthe), Baie de mai, Amélanchier ovalis, Lespedeza de Thunberg, Lilas d’été, Ragouminier (à côté du bassin), Hosta Guacamole (au potager), Caroubier (rempoté).

Et auprès de Leaderplant : Grand galanga (planté zone Ti’fruits), Alisier des Bois (en zone clairière), Goumi du Japon (en zone sauvage).

Pour accueillir l’hosta et le gingembre, on fait de la place en à côté de la rhubarbe et en zone Ti’fruits. De fait, on nettoie l’espace et on divise la rhubarbe (en pot) puis on repique un cassissier, caseillier et groseillier (en zone sauvage).
On fait également quelques semis. Des belles de jour et du ricin (autour de l’acacia), des haricots orteil (?) et de la bourrache blanche (en mini-serre).

On plante les topinambours au potager, on y sème des oignons grelots et on repique les salades iceberg. Enfin, en zone clairière, on sème quiona/sarrasin, moutarde noire et rouge sur 3 des 18 emplacements libres (sur 24).

Sur la même longueur d’onde

On continue l’aménagement du bassin, en ajoutant régulièrement la terre récoltée des taupinières (une quizaine de brouettes, quand même!). L’idée est de faire une butte au sud (maintenue par les rondins de bois) pour ombrager le bassin en été. Une fois tous les éléments de décor envisagés, on peut enfin compléter les plantations en ajoutant : géranium, menthe, sauge blanche, euphorbe, rosier, agave, abutilon, symphorine, thym, pervenche.

Pour les détails : on écourte le tuyau de sortie du trop-plein puis on pose du géotextile sous les planches de bois. Au final, c’est pas plus discret mais on voit moins le plastique noir.

Une idée pas si lumineuse

Retour sur la bâche (géotextile) dernièrement installée sur le cheminement du labyrinthe. Il n’a fallu qu’un mois pour voir des trous apparaître. Car une fois gorgée d’eau, la toile frotte sur les repousses et se déchire avec le poids. En plus, il est juste impossible de marcher dessus!
Bon, on se doutait que c’était pas une super idée, mais on s’attendait à mieux. Du coup, on récupère de la bâche agricole (Merci Gilles!), qui malgré l’usure comble efficacement les gageures.

Là encore, on sait que c’est une solution temporaire, mais il nous est impossible de laisser faire sans réagir.
Et pendant qu’on installe la nouvelle bâche sur l’ancienne, toujours sous un soleil de plomb, on plonge dans une musique entêtante… un trou noir solaire…

Faire vibrer la corde sensible

Et là, on va parler de débrouss’. Pour cette session, on se concentre sur les derniers endroits pas encore visités cette année. Pour commencer, on parcours la zone prairie.

Puis, on tonds tous les cheminements en lisière.

Enfin, on passe en bordure de la haie sauvage côté zone sauvage et côté route de la haie (Jean-Luc).

Chose étonnante, en passant « tranquillement » la débroussailleuse on se sent comme tiraillé. Et c’est exact, on est au cœur d’un lot de projectile lancé de tous les côtés! C’est les graines de la cadarmine.

« Les graines se trouvent catapultées à une vitesse atteignant 10m/s soit 36 km/h ; on assiste là à un des rares exemples de processus à haute vitesse réalisé par des plantes ! » (cf. article de Zoom Nature ci-contre).

En deçà de la lumière chaude

Pas besoin de capteur infrarouge pour scruter l’apparition de nos petits plants. Et on est heureux d’en voir certains réapparaître alors qu’on les pensait perdu par les attaques animales ou météorologiques. Et en guest : l’avocatier, la paederia lanuginosa et l’hosta guacamole.

Les topinambours qui n’avaient pas fleuri l’an passé, ont finalement resurgit en nombre! Quand à l’épinard arbustif et le chénopode bon-Henri, très mal parti l’an passé, ils reviennent avec l’intention d’en découdre.

La glycine semble enfin s’étendre sous le tunnel (qui, n’oublions pas, s’effondre progressivement). La glycine tubéreuse ressort au potager et en zone sauvage. Et on voit les premiers fruits de l’Elaeagnus ebbingei.

Au labyrinthe, la guimauve, l’agastache et le coeur de marie sortent bravement de terre.

Enfin mentionnons la présence de nos amis les bêtes avec un beau lézard vert, un crapaud, un papillon de nuit et un grillon champêtre. Ces derniers sont en nombre cette année. Et c’est avec leur concert incessant, dédié à attirer les femelles, qu’on terminera cet article.