Quitte ou double
Après la dernière tempête, le soleil a joué à cache-cache pendant quelques jours; avec en prime une journée sous des tropiques arctiques, alternant insolations et grêlons! Qu’à cela ne tienne, on reste dans les starting blocks, et à chaque petite accalmie, on éponge les dégâts.
Puis, du jour au lendemain : « rien ne va plus »! On tombe sur la case feu, avec triple prime : soleil de plomb, chaleur bouillonnante et gros mal de tête!!! Les conditions extérieures commencent vraiment à nous miner physiquement (et moralement).
Comme un château de carte
À l’annonce de la dernière tempête, on a pris peur que le tunnel s’effondre totalement. On décide d’anticiper et pour éviter l’échec, on roque. C’est donc avec défiance qu’on entame la rénovation d’un premier tiers du tunnel. Cette partie est particulièrement sujette à l’effondrement et accueille les plants les plus fragiles (ne s’étant pas encore étoffés). Par chance c’est l’endroit le plus simple à réfectionner. Ce sera une bonne mise en jambe pour la suite.
Première étape : éclaircir la zone. On fait le ménage autour de nos plantations en détachant délicatement les grimpants (qu’on pose sur des tuteurs de fortune) puis on enlève progressivement les branches mortes.
Deuxième étape : recreuser les trous des poteaux porteurs qui se sont cassés dans le sol, jusqu’à 50cm de profondeur.
Troisième étape : poser les poteaux. On les met à niveau à l’aide des poutres, puis on les stabilise avec des cailloux et du sable à la moitié du trou.
Quatrième étape : assembler les pièces. Pour les poutres, on perce les extrémités, on y insère des chevilles et on réalise le cordage (cf. Comment assembler des bambous ? 5 Techniques Illustrées sur Pandam). Pour encastrer les tiges horizontales, on perce à l’aide de mèches plates les poteaux à peu près à mi-hauteur. Les tiges posées en décalé ne s’alignent pas horizontalement. Enfin, on finit de combler les trous des poteaux.
Cinquième étape : consolider les poteaux avec des jambes de force (qui font aussi office de tuteurs) et attacher nos plants. Mais PAF! C’est à ce moment que la météo change la donne (pluie, vent, grêle,…).
Deux jours de carnage plus tard, avec quelques feuilles et branches en moins (l’akebie a été saccagée comme l’an passé), on continue.
Sixième étape : poser les arceaux et nouer l’ensemble à l’aide d’une paracorde (ne pas oublier de brûler les extrémités de la corde pour qu’elle ne s’effiloche pas). Pour les nœuds, on opte pour un triple cabestan au croisement des arceaux (on reviendra sur les nœuds dans un autre article).
Mentionnons qu’on doit finalement allonger la courbe (heureusement que les arceaux n’étaient pas totalement secs) pour les atteler correctement. Ça change l’allure du tunnel, mais on fera avec!!!
Ce tiers de tunnel rafistolé, on stoppe le chantier pour s’occuper des dégâts des différentes tempêtes: mais on en reparlera plus tard…
Kabouter Plankjes (kapla)
Une bonne semaine plus tard, on peut continuer le deuxième tiers accompagnée par l’humeur lutine d’un soleil accablant. Bref! On réitère les opérations du dessus à peu de choses près.
Il faut dire que ce chantier demande une concentration exclusive. On y a passé près de 5 jours par tronçon! C’est une course contre la montre. Une fois les plantes détachées de l’ancien support, il faut vite leur en donner un nouveau. D’autant que certaines fleurissent comme le rosier et la bignone à vrilles (et dire que c’est sa première fois en 3 ans…).
En off, le tas de bois du tunnel s’accroît et ça devient problématique. Autre complication : les pommiers palissés se font tous attaquer par les fourmis (pour leur élevage de pucerons qui se nourrissent de la sève des jeunes pousses). Pour l’heure, on les a enlevé à la main puis on asperge de savon noir dilué.
Qui perd gagne
Ralenti par le chantier du premier tiers du tunnel, la session débrouss’ s’est vue décalée de 10 à 15 jours. Ça n’a l’air de rien mais en 5 jours, la végétation s’étoffe (rapidement) et les liserons succèdent aux respounchous (qui en s’agrippant, entravent le développement de nos plants).
Pour l’heure, on file en zone clairière, où les emplacements des semis sont totalement envahis.
Avec les dernières pluies, les touffes se sont écroulées au sol, rendant la tonte particulièrement laborieuse.
Une fois dégagée, on en profite pour faire les derniers semis prévus pour les 8 emplacements restants : tournesol et lin, coreopsis et cosmos mix, maïs et trèfle, fenugrec, aneth, lin, phacélie, cosmos bright light.
La bataille navale
Pas le temps de ranger la débrouss’ ! Avec les derniers bombardements de grêles, il faut dégager la haie (Jean-Luc). On commence par détoffer manuellement ; ce qui nous a pris 2 jours (entre les ronces et la pervenche) avant de tout écraser à la machine.
Mais cet adversaire insaisissable car immatériel qu’est la météo, semble jouer au touché-coulé avec nos plants. Et là, c’est au labyrinthe qu’on doit intervenir. Pour aller au plus rapide, on débroussaille rapidement les grosses touffes, laissant au sol un amas de tonte. Il nous faudra d’ailleurs 2 heures pour tout ramasser et retendre les bâches (à se demander si la bâche ne complique finalement pas la tâche?). Le résultat n’est pas au top, mais on espère revenir prochainement pour terminer proprement le nettoyage des plantes.
Le jeu de paume
Quand on avance sur un chantier, on ralenti sur les autres. Ce qui explique la longueur de cet article…
Après avoir fait le deuxième tiers du tunnel, on se renvoie la balle! Et on passe encore 2 jours à dégager tous les autres plantations du terrain à la main (avec quand même une serpette et un sécateur).
À cet instant, nos paumes fatiguées demandent un outil plus performant. Alors on s’équipe d’un mini taille-haie et ça fait toute la différence. Car cette fois, il faut alléger toutes les haies du terrain qui entravent les passages.
Ainsi, à l’aide du taille-haie, d’une tronçonneuse et de notre fidèle coupe-branches, on part pour une grande session d’éclaircissement sur 2 jours.
Pour finaliser, on ressort la débrouss'(10 jours après la dernière session) et on tond les cheminements et la zone sauvage. Nous voilà une fois de plus avec un tas de branches à gérer.
Milles bornes
Après avoir couru à droite et à gauche, on accuse le coup. Heureusement qu’on a tiré la carte increvable ! C’est qu’on en fait, des kilomètres.
Là, il s’agit de planter des nouveaux plants et mettre en place ceux qui attendent en pot. On a reçu (Merci Mario!) des salades qu’on plante au potager. Puis, (Merci Laure!) des cassis, iris panaché qu’on installe dans la haie (Jean-Luc) et des groseilliers à gros fruit (en zone ti’fruit). Encore, (Merci Raph!), on rempote en pot un chérimolier (?). Et enfin (Merci Gilles), de l’origan sicilien qu’on laisse en pot.
On repique la rhubarbe à la place de la Tayberry déplacée en zone Ti’fruit. On rempote le gingembre mioga en pot car il se fait bouffer par les limaces (suite aux tempêtes). On plante le canna à côté du pommier de l’entrée. On repique des tomates (vec) et de la gesse tubéreuse au potager. On plante le genévrier en zone clairière. On déplace un cotonéaster de la haie dans la haie (Jean-Luc). Puis on sème des capucines, orteils de prêcheurs, scorsonère, roquette, moutarde osaka et tomatillo au potager.
Un memory ?
On scrute toujours l’avancée des semis en zone clairière. D’ailleurs, on ne l’a pas signalé mais nos plates-bandes sont régulièrement visitées par les taupes, pff!
Malgré cela, ils sortent quasi tous : phacélie, ricin, nigelle…
… fenugrec, maïs, tournesol, trèfle et pavots. Même que le lin et le sarrasin sont en fleur.
Au potager idem : les petit pois qui ont survécu fleurissent, le persil se moumoute et on fait une petite récolte de pleurote et de patate.
Et puis… voilà.
















































































