Cuit à point!

Cuit à point!

Tiens, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas lamenté sur la situation! Et si on faisait un point météo?!
Actuellement, nous « vivons » le quatrième mois de ce sempiternel été caniculaire. Quelques brefs intermèdes nuageux, nous ont donné l’espoir d’un jour nouveau, d’un jour pluvieux… Mais c’est comme le prix du pétrole : on voudrait « un retour à la normal », mais en vrai, il va falloir s’y habituer.
Certes, les températures à l’ombre sont moins élevées, à la grande satisfaction des moustiques. Par contre le soleil reste brûlant, c’est juste insupportable! Et on craint désormais un passage direct de l’été à l’hiver.
Alors on anticipe et on commence les plantations. Certes, ça va nous obliger à arroser, mais peut-être que les plants profiteront de cette fin de saison pour s’implanter avant un probable déluge pré ou post hivernal.

Point par point

Avant de planter, on continue le rangement de la Pépibouturière pour accueillir la dernière session bouturage : weigela florida, laurier cerise, hibiscus althéa, lierre des marais, euryops à feuille chrysanthème, oranger mexique, abutilon, cognassier japon (Merci Sylvain!).

Ça y est, on est presque prêt à planter. Il faut juste faire des trous dans cette terre compacte et desséchée (pff…). On fait le point sur nos futurs plantations et on dénombre une vingtaine de boutures prêtes à être plantées. On va également replanter 7 de la douzaine des plants déplacés au cours de l’été.

Et puisque les pertes semblent immenses, on passe une commande auprès de Planfor : Echinacée pourpre, Erable à sucre, Estragon, Œillet mignardise rouge, Marjolaine, Leptospermum scoparium, Ceanothe de Burckwood, Réglisse, Chimonanthe odorant (au labyrinthe), Myrte, Pin maritime, Pin à encens, Aulne à feuilles en coeur, Mélèze hybride, Xanthoceras à feuilles de sorbier, Peuplier noir (en zone clairière), Fuchsia royal comestible (au tunnel), Berberis pourpre, Salix integra’, Arbre à miel, Laurier palme, Griseline du littoral, Buddleia, (la haie, Jean-Luc), Azalée japonaise, Pittospore du Japon, Andromède (l’espace aquatique), Amélanchier canadensis (zone sauvage), Asiminier trilobé, Mimosa des 4 saisons, Bouleau blanc (en Pépiboutière), Gaulthérie couchée, Fraisier ‘Framberry’, Framboisier orange rampant (au Ti’Fruits).

Allez! C’est parti, au tunnel des grimpants on plante : phormium et vigne sans pépins (rescapés), consoudes aux pieds des pommiers, iris et amaryllis, mûre sans épines, kiwi inconnu, solanum jasminoide, fushia royal.
Au labyrinthe : althéa, baguenaudier et caroubier (rescapés), lagerstroemia, estragon, œillet, échinacée, ceanothe, marjolaine, chimonanthe, réglisse. En zone clairière : myrte, pin maritime, pin à encens, aulne à feuilles en cœur, mélèze hybride, xanthoceras à feuilles de sorbier, peuplier noir, 2 figuiers, 2 noyers, 1 quetschier, althéa. Et à la barrière : 2 solanums, chèvrefeuille, jasmin.

Ces derniers sont plantés au pied de la barrière car toutes les plantations implantés dans les bacs ont cramé… sauf l’orpin qui s’y est bien développé.

On se dirige ensuite vers la haie (Jean-Luc), pour y planter : laurier palme, griseline, berberis, buddleia, arbre à miel, saule crevette. On en profitera pour enlever des rejets de vinaigrier et mimosa, puis faire des boutures d’une branche de symphorine qui dépassait.
Ici, de nombreux sujets sont mal en point. Certains semblent reverdir, comme le millepertuis arbustif. D’autres ne montrent aucun signe de vie, comme le lonicera. Franchement, on est dépité par l’état des arbres et arbustes. On en vient même à se dire qu’on a fait tout ça pour rien! Mais au même moment on remarque un petit nid au milieu d’un buisson desséché. Ça nous remet du baume au cœur…Car même si ce lonicera meurt, grâce à lui, on aura fait des boutures et en plus, il aura accueilli la vie.

Puis on plante au talus : léwisie du Siskiyou, orpin blanc. À l’espace aquatique : azalée japonaise, pittospore du Japon, andromède. En zone prairie : grenadier, annonacée, cerisier. Là aussi, on déracine quelques pionniers de nos bosquets : des frênes et des pommiers sauvages.
Puis on file en zone sauvage, où l’on plante des fraises et l’asiminier. On ajoute des groseilles et cassis fraîchement déracinés de la zone Ti’Fruits. Ils viennent compléter ceux plantés en début d’année, qui ont particulièrement souffert de la chaleur.
Et enfin, au Ti’Fruits : on repique l’igname et le gingembre mioga (rescapés), la gaulthérie couchée, le fraisier ‘Framberry’ et le framboisier orange rampant.

Mise au point

La légère baisse des températures permet à certaines plantations de reprendre vigueur. Le moment semble propice pour les désherber afin d’y faire entrer de la lumière. On débarrasse donc les minis-haies des ronces et des carex trop étouffants en zone sauvage (où l’ombre gagne du terrain).

On désherbe également la mini-mare pour privilégier nos menthes. Idem au potager où l’on fait de la place pour les revenants (les alliacés). On divise les cives St-Jacques et la ciboule de Chine, puis on récupère les bulbilles de l’oignon rocambole qu’on place en pot le temps qu’ils se développent.

On détouffe également les osiers plantés autour du chêne en avril 2024. On avait laissé les ronces s’y épanouir comme protection anti-chevreuils. Le but est atteint mais le résultat est améliorable.

Les branches se sont emmêlées et il faudra prochainement les ébrancher.
On les taillera en têtard pour privilégier la récolte de tiges.

On dépose l’amas de ronces retiré du bosquet aux espaces vides de la haie Jean-Luc. Avec la sécheresse, les ronces s’y sont moins développées et les chevreuils l’ont bien remarqué. Comme chaque année, ils ont grignoté le bas des arbres (en moyenne 5/an). En plus, les fourmis profitent d’une branche arrachée d’un pommier pour causer encore plus de dégâts avec leur satané récolte de miellat. Ça ne s’arrêtera donc jamais?!

En tout point

On termine l’article par un tour du terrain. Dans les bois, les différentes sources ont retrouvé leur niveau, une dizaine de jours après abaissement, juste avant l’arrivée d’une mini précipitation.

Par contre, il n’y pas de débit. L’expérience en cours est donc toujours en stand-by…

Concernant « les semis » en zone clairière : les pavots de Californie n’ont pas dit leur dernier mot et font une nouvelle repousse. Les tournesols et l’aneth ont trouvé leur emplacement. Enfin, les cosmos et le lin sont les grands gagnants de cette été. Ils continuent de pousser malgré la sécheresse. Ce qui nous permet d’envisager pour l’année prochaine, une clairière remplie de fleur.

On mentionneras aussi de la reprise du Yucca (qui avait congelé en début d’année), des haricots vivaces et des capucines. On aura peut-être quelques graines à récupérer…

Les cannas explosent, tout comme les hélianthi qui devraient prochainement s’ouvrir. Le houblon nous offre quelques fleurs et on reste émerveillé par l’hysope qui se développe.

Côté myciculture, on récolte quelques pleurotes et shiitakés. C’est pas fou mais ça reste exceptionnel pour les conditions.

D’ailleurs, on pense recommander des pleurotes puisque eux semblent productifs; contrairement aux piboulades, lion’s Mane et maïtaké qui ne sont toujours pas sortis.

Enfin, on finira sur 2 curieux pris en flagrant délit. On retrouve notre habitué, le petit mars changeant. Puis on fait la rencontre d’un nouveau : le rouge queue à front blanc.

Pour la petite histoire, on a tenté de s’apprivoiser pendant une bonne demi-heure. Chacun faisant progressivement un pas pour se rapprocher et s’observer tranquillement…

Mais on a dû écourter cet échange pour accueillir notre ami Fa et son drône. Eh Wouai!!! On a fait de nouvelles images du terrain et il faudra attendre un prochain article pour découvrir La Piboulade vue du ciel pendant l’été caniculaire de 2026.