C’est enfin l’automne
Nous y voilà enfin!!! Les températures baissent et quelques précipitations rafraîchissent le site. Ce n’est pas la pluie tant espérée mais on préfère ça aux intempéries qui s’abattent sur le reste de l’hexagone.
Pour autant, cette fraîcheur soudaine, et la grisaille qui l’accompagne, déstabilise la nature tout comme notre organisme. Alors que certaines espèces modifient leur comportement (ex : migration, reproduction, régénération, floraison décalées), d’autres le conservent. L’ennui, c’est que les organismes vivants sont en interdépendance. Et si ils ne synchronisent plus leurs cycles, ils ne sont simplement pas au bon moment et bon endroit dans la chaîne alimentaire (c’est la décalage phénologique).
Va falloir se serrer!
Ces dernières nuits étant frisquettes, on procède au déménagement des pots. C’est toute une organisation…
Suite aux derniers bouturages, la Pépibouturière est encore saturée. Non seulement ils faut les mettre à couvert mais il faut aussi prévoir de la place pour les prochains…
Et puisque nos minis-serres ne sont pas opérationnelles, on va passer un certain temps à les retaper. L’objectif est qu’elles tiennent au moins pour la saison automne/hiver.
Au passage, on répare également notre petite commode à bidouilles qui a totalement cédée au moment le moins opportun.
On peut enfin déplacer les pots. Chacun trouve sa place et il nous en reste pour les prochains.
Car oui, on continue de bouturer et continuera tant qu’on le pourra! Multiplier pour densifier, telle est notre devise.
Donc, on fait des boutures : armoise arborescente, aurone, hysope, thym citron, origan épicé, tanaisie, tanaisie frisée, sauge arbustive.
On plante aussi quelques boutures de lierre et on repique l’ail éléphant (?) au potager.
D’ailleurs, on a pu amender le potager avec du crottin paillé (Merci Gilles!) qu’on recouvre d’une nouvelle couche de feuilles.
Quelques jours plus tard, on continue les bouturages avec du thym serpolet, lonicera, genet, chévrefeuille, baie de goji et rosier de banks. On repique également quelques menthes et on tente une division du gingembre japonnais.
C’est de saison!
Le top départ est donnée et on peux reprendre les plantations sans craindre le dessèchement (sauf cas particulier, comme suit…).
Puisqu’on aimerait bien raviver le potager, on passe une commande auprès de la micro-pépinière Vivaces des Dômes. Malheureusement, le colis a été oublié par Mondial Relay pendant plus d’une semaine (et ironie : probablement bloqué dans un locker). Il n’y aura aucune explication ni indemnisation car leurs délais d’acheminement ne sont pas garantis. C’est fou! On se retrouve donc avec des plants un peu déprimés par ce transport malheureux. On les place en mini-serre, le temps qu’ils retrouvent du vert : Poireau grex bleu vert, Roquette vivace (wasabi), Mibuna (moutarde japonaise), 2 Choux kale frisés, Chervis, Fenouil bronze et vert, Poirée perpetual (everglade).
On a également acheté un poirier au détour d’un supermarché (oui… c’est pas jojo).
Mais en début d’année, on avait acheté un cerisier de la même marque qui a incroyablement bien vécu la sécheresse (comme quoi, des fois…).
Que serait l’automne sans champignon?
Ce serait triste, comme un jardin-forêt qui s’appellerait Piboulade sans Pioppino… C’est pourquoi, une nouvelle fois, on commande du mycélium auprès de la Mycosphère. En nouveauté, ils proposent des piboulades en chevilles (auparavant disponibles sur grains). On a bien envie d’essayer, alors on commande les pholiotes et des pleurotes d’été.
On utilise les branches récemment taillées. Elles sont petites mais disponibles. De fait, on ne percera qu’une vingtaine de trous par tronc. Comme ça ne suffit pas, on tronçonne un peuplier tremble dans les bois et on passe à l’inoculation. On ne parlera pas du process, qui est le même utilisé que celui de cette année et des années passées. On utilisera les branches de 4 aulnes, 1 chêne et 4 peupliers pour les Pioppino ainsi que 5 frênes et 6 peupliers pour les Pleurotes. Il nous reste une dizaine de chevilles dans les paquets et quelques miettes qu’on va inoculer une seconde fois.
Pour le moment, on stocke nos 20 bûches à la Myciculture mais il faut faire de place.
Alors, on déplace les branches de Pioppino (des années passées). On n’a peu d’espoir d’y voir des champignons, car elles auraient déjà dues fructifier…
Tourner en rond
On nous avait prédit une année pauvre en champignon. C’est pas faux…. pourtant, le stress hydrique subi par le mycélium peut encourager une forte fructification dès le retour de l’humidité.
Pour preuve, on a pu constater une recrudescence de rosé-des-près à un endroit où nous ne l’avions jamais observé. Enfin, on dit rosé-des-prés, mais en vrai on n’est pas sûr. Cette espèce est particulièrement facile à confondre. Et ce n’est pas sa disposition en ronds de sorcière qui garanti sa reconnaissance. Mais peut-être qu’on posera la question aux fées qui y danseront à la prochaine pleine lune ?
Plus concrètement, ces cercles de fées ont la particularité d’être pérennes et progressifs. Le plus grand spécimen recensé en France (situé près de Belfort) atteint environ 600 mètres de diamètre et aurait 700 ans… Ça en fait des champignons!
Mais soyons prudent. « En septembre 2026, près de 500 intoxications liées à la cueillette et à la consommation de champignons ont été rapportées aux Centres antipoison, et plus de 200 intoxications ont déjà été enregistrées depuis le 1er octobre (Anses) ».
C’est pourquoi, on ne mangera pas non plus : Hypholome en touffe (toxique), paxille enroulé (toxique selon les époques), lépiote pudique, bolet rude (ou trémolet : en occitan le trémol est le peuplier tremble).
Le début de la fin de l’arrière saison
Avec la baisse de l’intensité et du rayonnement solaire, les plantes se réactivent. Les capucines et les tomates semblent apprécier.
Ça nous conforte l’idée qu’il faudrait décaler les semis, mais sans (vraie) serre, ça semble compliqué. En attendant de pouvoir la construire, on pense prochainement équiper le potager d’une pergola.
Sans transition, on fait un petit bilan de nos récoltes de graines : comme on a pensé à les ramasser régulièrement, c’est pas si mal…
Ces semences seront certainement adaptées aux conditions actuelles.
Il nous en reste encore quelques unes à glaner (comme les haricots grimpants), si la météo le permet…
Côté faune, on est squatté par un faisan, qu’on a nommé Gouiouille C’est terrifiant de voir à quel point ces animaux d’élevage sont déphasés (cf. article en lien). Ils nous font pitié autant qu’il nous énerve. Non seulement ils provoquent des dégâts dans nos cultures mais aussi des accidents routiers.
Notons qu’en cas de sinistre, on peut faire jouer l’assurance responsabilité civile de la société de chasse ou du chasseur qui a réalisé le lâcher de repeuplement ou de tir (sachant que le repeuplement vise le maintien d’une chasse durable du petit gibier, ce serait bête de l’écraser avant qu’il ne soit buté!).
Sinon, en parlant de route, mentionnons sa réfection par bouts. L’an passé, un bout avait été réalisé dans le virage. Là, il y en a eu deux : devant le parking et le long de l’autre virage. Le tout réalisé en 2 fois : d’abord l’enrobée puis les gravillons une dizaine de jours plus tard.
Pour finir, on mentionneras quelque autres bébêtes de fin de saison. Déjà, on a bloqué sur un criquet noir ébène qui s’est posé sur notre main. Très peu craintive (c’est une femelle), elle a même pris la pause photo. On ce serait cru dans un dessin animé. du genre Jiminy Cricket.
On constate que rien ne peut distraire les tipules quand elles procèdent aux derniers accouplements de l’année…
Enfin, les frelons européens jusqu’alors cantonnés dans les bois, viennent (depuis un bon mois) en prairie pour récupérer la sève des aulnes. On ne craint ni pour les arbres (qu’on va trogner) ni pour nous, puisqu’ils sont trop occupés à faire leur dernier repas. Et on les apprécie d’autant plus qu’ils chassent les asiatiques (prédateurs de l’abeille).









































